bee-keeper

Conseils et guides · Pour tous

🌸

Les plantes mellifères et la miellée tout au long de l'année

Les abeilles sont exactement aussi fortes que la miellée qui les entoure. Le miel vient du nectar et le développement de la colonie du pollen — et les deux dépendent des plantes situées dans le rayon de butinage de vos abeilles (environ 3 km de rayon). Un apiculteur qui connaît la miellée sur son terrain sait quand agrandir la colonie, quand poser une hausse et quand nourrir. Voici à quoi ressemble l'année apicole du point de vue des plantes.

Nectar et pollen — deux choses différentes

Le nectar est le suc sucré des fleurs que les abeilles transforment en miel — c'est l'énergie de la colonie et la matière première de votre récolte. Le pollen est une nourriture protéinée, indispensable à l'élevage du couvain ; sans assez de pollen, la reine ralentit sa ponte. Certaines plantes donnent beaucoup de nectar, d'autres surtout du pollen, et les plus précieuses donnent les deux. Au fil de la saison, il vous faut un mélange, et non une seule grande miellée.

Le début du printemps — la miellée qui lance le développement

Les premières plantes ne constituent pas une grande miellée, mais elles sont cruciales car elles amorcent l'élevage du couvain de printemps :

Les principales miellées

Voici les miellées dont vous récoltez le miel, et celles autour desquelles vous planifiez toute la saison :

La miellée tardive et le miellat

En fin d'été et en automne, la miellée se raréfie, mais il existe des sources précieuses. La phacélie et le sarrasin sont parfois semés spécialement pour les abeilles et prolongent la miellée. Le miellat n'est pas une miellée florale — les abeilles le récoltent sur les feuilles lorsque des sécrétions sucrées s'y déposent ; il donne un miel plus foncé, mais ce miel ne convient pas aux réserves d'hiver car il surcharge l'intestin des abeilles. La miellée tardive est importante car elle remplit les réserves avant l'hiver et entretient le couvain.

Plantez quelque chose pour les abeilles

Si vous avez de la terre, vous pouvez améliorer vous-même la miellée. La phacélie, le sarrasin, le trèfle, la sauge, la lavande, le tournesol et diverses fleurs mellifères sauvages nourrissent toutes les abeilles, et même quelques-unes au jardin font une différence pour les pollinisateurs en général. Évitez de faucher les adventices en fleurs en journée tant que les abeilles butinent, et ne traitez jamais les plantes en fleur avec des insecticides.

L'eau fait partie de la miellée

Les abeilles ont autant besoin d'eau que de nectar — pour rafraîchir la ruche et diluer la nourriture. S'il n'y a pas de source naturelle à proximité, installez un abreuvoir avec des planchettes flottantes ou des cailloux pour que les abeilles ne se noient pas. Mieux vaut que vos abeilles boivent chez vous que dans la piscine du voisin.

Suivez votre miellée d'année en année

Les dates de floraison se répètent, mais chaque année elles se décalent avec la météo. Si vous notez quand chaque plante a fleuri et comment la colonie a réagi, en quelques saisons vous vous constituez votre propre « calendrier des miellées » pour votre terrain — précieux pour planifier. Dans l'application bee-keeper, vous notez observations et dates pour chaque ruche et chaque rucher, de sorte que le tableau de votre miellée se construit de lui-même au fil des années.

Ouvrir bee-keeper →